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Les électeurs taiwanais se sont rendus
dans les 14 377 bureaux de votes aujourd’hui pour élire un
nouveau Parlement, deux mois avant le scrutin présidentiel.
Environ 17 millions d'électeurs étaient appelés aux urnes.
Ces dernières années, la participation était de 59% lors de
la précédente édition.
Cette septième élection législative a connu un taux de
participation plus faible, avec seulement 58,5%. Ce sont
donc 9,78 millions d’électeurs qui se sont rendus aux urnes,
accentuant ainsi l’abstention, le taux dépassant les 43%.
Lors de ces élections législatives, le Parti démocrate
progressiste (DPP), au pouvoir, avait fixé son objectif à
l’obtention de 50 sièges sur les 113 à pourvoir alors qu’un
total de 428 candidats issus de 13 partis politiques se sont
enregistrés pour ce scrutin. 296 candidats se disputaient
les 73 circonscriptions et 132 espéraient une place parmi
les 34 sièges nationaux à pourvoir à la proportionnelle.

Le résultat des urnes de cette 7ème
élection législative a donné une victoire très confortable
au Kuomintang qui possède à lui seul, sans aucun besoin de
coalition, la majorité absolue au Parlement, avec 81 sièges,
sur 113 sièges. En revanche, c’est un revers important du
DPP et de la politique indépendantiste du président Chen
Shui-bian. Son objectif de 50 sièges se révèle en effet un
échec puisqu’il n’en atteint que la moitié, avec 27 sièges,
soit à peine 1/4 des 113 sièges à pourvoir. Les petits
partis politiques ne sont que très peu représentés, occupant
les cinq derniers sièges disponibles.
Le président Chen Shui-bian, responsable du DPP a félicité
le KMT pour cette victoire, en démissionnant de la
présidence du parti et appelant chacun à se poser, réfléchir
ensemble aux raisons de cet échec pour préparer sereinement
la campagne présidentielle. Au quartier général du KMT, en
revanche, c’est un parfum de victoire qui règne et le porte
parole du parti a salué les électeurs qui ont choisi de
faire confiance au parti, lui attribuant probablement au
moins deux tiers des sièges au Parlement (presque 3/4 en
réalité).

Une précision reste nécessaire : si
le nouvel Hémicycle est tout acquis aux députés du KMT, le
choix de la population se reflète davantage dans la
répartition des sièges nationaux, à la proportionnelle : 20
pour le parti KMT contre 14 pour le DPP, et qui signe la
quasi-disparition des petits partis.
Outre cette septième élection législative, les électeurs
étaient également invités à se prononcer sur deux référendum,
les 3ème et au 4ème référendum de Taiwan. Pour valider un
référendum, il faut que le taux de participation dépasse la
moitié du nombres d’ électeurs potentiels. Il est nécessaire
également que le « oui » l’emporte à plus de 50% des
suffrages exprimés pour le valider. Ainsi sur 17 millions
d’électeurs, il fallait plus de 8,5 millions de suffrages
exprimés pour pouvoir valider l’un et l’autre des deux
référendums.
Aucun des deux référendums ne sera validé puisque le taux de
participation n’atteint que les 26,38% pour celui sur la
restitution des biens acquis illégalement par le KMT quand
il était au pouvoir, et les 26,08% pour le référendum
anti-corruption. Notons toutefois que pour le premier
référendum, sur les 4,5 millions de bulletins 4,2 millions
demandaient la restitution des biens. Quant au second
référendum, 3,9 millions de bulletins sur les 4,5 millions
étaient favorables à une loi anti-corruption. Avant le
scrutin le DPP souhaitait le plus grand nombre possible de
participants alors que le KMT tentait de décourager les
électeurs quant à l’importance de ces référendums.

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