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Des nouveaux résidents de deuxième génération s’unissent pour faire entendre leurs voix

16/07/2024 19:38
Par: La Rédaction
Création de la Taiwan Immigration Youth Alliance (photo : TIYA)
Création de la Taiwan Immigration Youth Alliance (photo : TIYA)

Un groupe de jeunes Taïwanais, nés de parents “nouveaux résidents” de Chine et de pays d’Asie du Sud-Est, a récemment créé la Taiwan Immigration Youth Alliance (TIYA), afin de promouvoir les politiques qui leur soient plus favorables. 

La présidente de cette Alliance, Nadia Liu (劉千萍), 26 ans, née d’un père taïwanais et d’une mère vietnamienne, a rappelé qu’il y avait à ce jour plus d’un million de “nouveaux résidents" et leurs descendants à Taïwan. Ces dernières années, le gouvernement a mis en place des politiques pour aider les “nouveaux résidents” de deuxième génération à s'adapter à la société taïwanaise, à travers des formations professionnelles et des cours de langue subventionnés. Toutefois, les principaux concernés ont rarement pu participer aux discussions gouvernementales à ce sujet, afin de faire savoir quels étaient leurs principaux besoins, a-t-elle souligné. 

Nadia Liu a précisé qu’ils avaient notamment besoin de soutien pour aider leurs parents immigrés de première génération à s’adapter à la société taïwanaise, ainsi que de soutien pour planifier leur propre éducation et leur carrière. TIYA a aussi appelé les autorités à tenir des auditions publiques, afin d’intégrer davantage de contributions de groupes de la société civile dans le projet de loi en cours d’examen par le Yuan législatif visant à protéger les droits des "nouveaux résidents".

L'une des préoccupations de la TIYA concerne l'enseignement des langues pour les "nouveaux résidents" de deuxième génération. Certains parlementaires préconisent de se concentrer sur l’apprentissage des langues locales telles que le mandarin et le taïwanais, au détriment de la langue du pays de leurs parents immigrés. Nadia Liu estime que cela n’encouragerait pas une société multiculturelle à Taïwan et souhaite que la société civile soit davantage consultée à ce sujet. 

Le projet de loi prévoit par ailleurs la création d’une agence dédiée, qui coordonnerait les affaires liées aux "nouveaux résidents", ainsi que les ressources qui y seraient dédiées, notamment l’apprentissage des langues. Approuvé par le gouvernement le 21 juin, ce projet de loi est actuellement bloqué au niveau des négociations inter-partis au Yuan législatif, tandis que les auditions publiques supplémentaires demandées par les groupes de la société civile n'ont jamais eu lieu. Outre le plaidoyer politique, Nadia Liu espère également que grâce aux activités de la TIYA, les Taïwanais seront moins enclins à considérer les personnes issues de l'immigration comme étant différentes, faisant ainsi reculer les discriminations et la stigmatisation provoquées par les préjugées à l’encontre des personnes venant d’Asie du Sud-Est. .

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