Une étudiante travaillant chez McDonald's s'est suicidée le mois dernier à Taipei. Ses proches ont révélé sur les réseaux sociaux qu’elle aurait été violée à plusieurs reprises par son supérieur hiérarchique, raison pour laquelle elle avait démissionné et sombré dans la dépression. L’enquête est toujours en cours au Parquet de l’arrondissement de Shilin.
McDonald’s a licencié l’agresseur en mai dernier, toutefois le ministère du Travail a indiqué aujourd’hui que l’entreprise risquait d’être condamnée à payer une amende maximale d’un million de dollars taïwanais (29 400 euros) pour ne pas avoir fourni d’assistance psychologique à l’employée, comme le prévoit la loi sur l’égalité des sexes au travail.
Le ministère a rappelé que lorsqu’un employeur prenait connaissance d'un harcèlement sexuel, d’une agression sexuelle ou d’un viol, en plus d’enquêter dans les plus brefs délais et de punir le contrevenant, il devrait également fournir à la victime un soutien psychologique, une consultation médicale ou juridique en fonction des besoins de la victime, même dans le cas où la victime avait déjà démissionné comme c’était le cas.
Wang Chin-jung (王金蓉), directrice adjointe du Département des conditions de travail et de l'égalité du ministère du Travail, a souligné dans une interview que la loi prévoyait aussi que les employeurs s’efforcent d’éviter en amont les agressions sexuelles.
Pour mémoire, il existe à Taïwan des numéros verts d’assistance téléphonique pour les personnes en situation de détresse : 1925 ou 1980.