Le Global Taiwan Institute (GTI) de recherche sur Taïwan, basé à Washington, a tenu hier un séminaire sur le renforcement de la coopération entre les États-Unis et Taïwan pour contrer le travail idéologique et la guerre politique du PCC.
Dans ce cadre, un ancien analyste de la CIA, Peter Mattis, a souligné que le PCC s’intéresse depuis longtemps à la police militaire et au système de sécurité présidentielle de Taïwan. La guerre entre la Russie et l’Ukraine lui a également démontré l’importance de la survie des dirigeants en temps de guerre. En regardant l’entraînement de l’APL simulant le Palais présidentiel de Taïwan, le but de tout cela est de saisir les détails de sécurité du président de Taïwan en temps réel. Peter Mattis a indiqué que l'année dernière, des images satellites ont montré que l’armée de Libération semblait simuler le paysage de la zone présidentielle de Taïwan sur un terrain d’exercices en Mongolie-Intérieure. Il a précisé que toutes ces actions du PCC relevaient d’opérations délibérément planifiées pour s’assurer qu’ils peuvent saisir les détails de sécurité de la présidence à Taïwan en temps réel, ce qui s’avère inquiétant.
Concernant l’infiltration cybernétique de Pékin à Taïwan, Peter Mattis a déclaré que le PCC tentait de contacter des responsables gouvernementaux en charge des ressources humaines dans le passé. Parmi les cas notables, il a cité celui d’un ancien directeur du département du personnel du Bureau de la sécurité nationale, qui s’était rendu en Chine après sa retraite. Mais il ajoute qu’aujourd’hui, le PCC peut désormais attaquer directement les institutions qui détiennent de grandes quantités de données personnelles, telles que les bases de données locales, les hôpitaux et les compagnies d’assurance. Il a également exprimé ses inquiétudes de manque de connaissance des Taïwanais sur l’évolution et l’avancée de l’infiltration chinoise.