Hier, à l’issue d’une réunion des hauts responsables sur la sécurité nationale, le président de la République Lai Ching-te (賴清德) a évoqué les cinq principales menaces interdétroit et proposé 17 stratégies dont la restauration des procès militaires.
Face à l’opposition qui estime que cette décision équivaut à faire entrer le pays quasiment dans un état de guerre, le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) et le ministre de la Défense Wellington Koo (顧立雄) ont tenu à rassurer la population sur la teneur du nouveau système de procès militaires qui se différencie de celui de l’époque martiale. Voici les détails du Premier ministre :
« Concernant les procès militaires, la procédure sera engagée uniquement lorsqu’un militaire en service aura commis un crime militaire tel que la trahison, l’aide à l'ennemi, la divulgation de secrets, la négligence à son devoir ou la désobéissance aux ordres. Les procès militaires ne seront pas appliqués à tous les types d’actions. Les cibles et les formes de comportements concernés par ces procès seront largement restreintes. Les procès militaires envisagés seront complètement différents d’une mise en œuvre généralisée et systématique des procès militaires du passé. »
Le ministre de la Défense a indiqué de son côté que même si le recours aux procès militaires depuis l’amendement de la loi en 2013 restait possible, exclusivement en cas de guerre, Taïwan n’a jamais initié un tel recours ces 11 dernières années. Il a précisé que les talents, le système relatif ou encore la protection de l’identité des juges militaires n’existent déjà plus. Par conséquent, le ministère de la Défense n’est plus en mesure de déclencher de procès militaire sans préparatifs si le pays entre en état de guerre. C’est pourquoi, des amendements des lois relatives seront prochainement étudiés.