Le ministère de l'Environnement a annoncé aujourd'hui le début d’une évaluation complète du système d'Evaluation de l'impact environnemental (EIE), qui n'a presque pas été modifié depuis 30 ans. Le mois prochain, le ministère doit organiser différents forums à travers le pays, des forums visant à recueillir les opinions des différentes communautés locales afin de renforcer la transparence et de proposer des améliorations.
Le système mis en place il y a 30 ans a subi seulement quatre modifications mineures depuis sa création doit, selon le ministère, répondre aux demandes sociales et aux conditions environnementales qui ont évolué et continuent de changer encore aujourd'hui.
La directrice générale du département de la protection environnementale au sein du ministère, Hsu Su-chih (徐淑芷), a indiqué que le système taïwanais était inspiré du système américain tout en présentant deux caractéristiques distinctives, à savoir le droit de véto et le principe "d'autorité compétente double". Une particularité qui a conduit, selon Hsu Su-chih, à faire osciller le ministère entre une position d'obstacle au développement économique et une position où il sert les intérêts économiques, d'où le besoin de réforme.
Parmi les mesures qui sont étudiées, il y a notamment la question de savoir si tous les projets de développement doivent être soumis de manière automatique à une étude complète d'impact environnemental plutôt qu'à une simple évaluation préliminaire.
Le ministère a débuté son évaluation en décembre dernier et a mené des sondages d'opinion. Les forums de consultation publique doivent se tenir en mars prochain dans le nord, le centre, le sud et l'est de Taïwan, suivis de consultations d'experts. Par la suite, des discussions sur la faisabilité des réformes sont programmées pour septembre. Les nouvelles mesures devraient ainsi être prises d'ici la fin de l'année, en sachant que si les modifications administratives peuvent être appliquées relativement rapidement, les changements qui nécessitent des amendements de la loi devront d'abord être approuvés par le parlement.