Majoritaire au Parlement, l’opposition constituée du Kuomintang (KMT) et du Parti du peuple taïwanais (TPP) a adopté le projet du référendum intitulé « Êtes-vous d’accord avec la politique selon laquelle « les juges à tous les niveaux des tribunaux n’ont pas besoin d’être unanimes pour prononcer une condamnation à mort ? »
Ce projet est communément appelé projet de référendum pour s’opposer à l’abolition de la peine de mort à Taïwan. Wu Tsung-hsien (吳宗憲), l’un des initiateurs du projet, a indiqué que Taïwan n’a pas officiellement aboli la peine de mort ; or, l’interprétation de la Constitution à ce sujet a rendu l’application de la peine capitale quasiment impossible. Il a précisé que selon l’interprétation de la Constitution du 20 septembre 2024, le verdict de la peine de mort nécessitait de réunir l’unanimité des juges, rendant presque impossible la possibilité de prononcer cette peine à l’avenir. Wu Tsung-hsien a ainsi souligné la nécessité de la maintenir via l’organisation d’un référendum.
Wu Szu-Yao (Rosalia Wu 吳思瑤), secrétaire générale du DPP, a indiqué que selon cette interprétation constitutionnelle, la peine de mort était conforme à la Constitution, estimant que le sujet de l’abolition de la peine de mort n’existait pas concrètement à Taïwan. Elle a rappelé que l’organisation d’un référendum nécessitait 900 millions de dollars taïwanais (26,61 millions d’euros) de dépenses publiques et demande à l’opposition de ne pas procéder à de manipulation politique de ce sujet dans le but de masquer les nombreux projets de destitution en cours contre ses députés.
Conformément à la loi sur le référendum, dans les 10 jours suivant l’adoption par le Yuan législatif d’une proposition référendaire, celle-ci doit être soumise à l’autorité compétente pour l’organisation du référendum. La commission centrale des élections doit ensuire annonce la date du scrutin référendaire 90 jours avant l’organisation du référendum.