Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a annoncé soudainement la loi martiale hier soir, puis sa levée ce matin tôt suite à un vote contre du Parlement. Bien que bref, cet épisode a créé une onde de choc à l’international et ne laisse pas indifférents les Taïwanais qui, comme les Sud-Coréens, ont commencé le chemin de la démocratisation dans les années 80.
Le Premier ministre taïwanais, Chuo Jung-Tai (卓榮泰), a évoqué les 38 ans de loi martiale qu’a connus Taïwan et la démocratisation qui a suivi, un chemin qui ne doit pas et ne peut pas être rebroussé. Appelant au calme face à ces quelques heures de loi martiale dans le pays voisin, il a expliqué que Taïwan suivait de très près l’évolution de la situation, et s’est réjoui de la rapide levée de la loi martiale en Corée du Sud.
Il a également rappelé la responsabilité de chacun, et de l'ensemble des partis mais aussi de la population pour rester vigilants et ne pas tolérer d’actes anti démocratiques.