Une controverse a éclaté à l'Université nationale normale de Taiwan (NTNU) concernant des prélèvements sanguins effectués sur des étudiantes de l'équipe de football. L'entraîneuse de l'équipe féminine de football de l'université, Chou Tai-ying (周台英), est accusée d'avoir menacé les joueuses de leur retirer des crédits universitaires si elles refusaient de participer à un projet de recherche scientifique qui nécessitait entre autres des prélèvements sanguins trois fois par jour pendant 14 jours.
Le 16 juillet, le parquet de Taipei a ouvert une enquête pour infraction à la Loi sur la recherche sur des sujets humains et s'est rendu à l'université le lendemain, exigeant que les documents, enregistrements électroniques et échantillons existants ne soient pas détruits, dissimulés, supprimés ou éliminés, mais conservés de manière appropriée, sous peine de poursuites judiciaires en cas de non-respect.
L'université a publié aujourd'hui un bref communiqué indiquant qu'elle coopérait pleinement avec les enquêteurs. Hier, l'université a également publié une nouvelle déclaration dans laquelle elle présente ses excuses et s'engage à coopérer activement à l'enquête et au suivi psychologique. Elle s'engage également à mettre en place un guichet unique pour recueillir les commentaires et les demandes des étudiantes de l'équipe de football. L’université a déjà retiré Chou Tai-ying de son poste d’entraîneur.