Lee Wen-tsung (李文宗), accusé dans l’affaire de corruption de Core Pacific City, a été libéré sous caution. Une enquête est en cours pour corruption en lien avec l’augmentation du coefficient d’occupation des sols de Core Pacific City et sur la gestion des dons politiques de Ko Wen-je (柯文哲), ancien maire de Taipei et candidat présidentiel. Depuis la fin de l’année dernière, onze personnes sont poursuivies dans ce dossier, dont Ko Wen-je, le président du groupe Core Pacific, Sheen Ching-jing (沈慶京), la conseillère municipale de Taipei Ying Hsiao-wei (應曉薇), du parti d'opposition Kuomintang et l'ancien directeur du bureau du maire de Taipei Lee Wen-tsung, pour des délits tels que l'acceptation de pots-de-vin en violation de leurs devoirs, la recherche de profit, le détournement de fonds publics et l'abus de confiance. Les procureurs ont requis 28 ans et 6 mois de prison pour Ko Wen-je.
Le tribunal de Taipei a déterminé que Ko Wen-je, Sheen Ching-jing, Ying Hsiao-wei et Lee Wen-tsung étaient soupçonnés de crimes graves, et présentaient des risques de fuite, de destruction de preuves et de collusion. Les quatre ont été placés en détention et tenus au secret pendant trois mois, une décision qui a été prolongée à deux reprises pour deux mois chaque fois. Le 21 juillet, le tribunal de Taipei a annoncé que Ko Wen-je et Ying Hsiao-wei resteraient en détention deux mois de plus, mais que Sheen Ching-jing et Lee Wen-tsung pouvaient être libérés sous caution, une caution établie à 180 millions de dollars taïwanais (5,2 millions €) pour le premier et à 20 millions de dollars taïwanais (582 mille €) pour le second.
Ils restent assignés à résidence avec bracelet électronique et interdiction de sortie du territoire. Ils doivent également s’abstenir de tout contact, harcèlement, intimidation ou questionnement avec les accusés et les témoins impliqués.