Suite à des informations selon lesquelles l’entreprise chinoise BYD tenterait de vendre à Taïwan ses modèles de voitures électriques fabriqués en Thaïlande sous la marque “Denza” par l’intermédiaire du groupe Taikoo Motors, le ministère de l’Economie taïwanais a indiqué mardi qu’il étudiait de nouvelles mesures réglementaires visant à bloquer de telles importations indirectes. Le ministère a cité des préoccupations en matière de sécurité nationale, de sûreté des véhicules, de sécurité des données et de protection de l’industrie automobile taïwanaise.
Aujourd’hui, la Commission ministérielle des Affaires continentales (MAC) est allée dans le même sens. Elle a indiqué que les véhicules électriques chinois, fortement subventionnés par le gouvernement, ont entraîné une surproduction et des prix extrêmement bas. De plus, la connectivité Internet des véhicules électriques présente des risques de cybersécurité et en matière de protection des données collectées pendant leur utilisation qui ne sont pas vérifiables par les autorités taïwanaises.
Liang Wen-chieh (梁文傑), vice-président de la MAC, a déclaré : “Nous partageons donc la position du ministère de l’Economie. Compte tenu des impératifs de sécurité nationale, de sûreté des véhicules, de sécurité des informations et du développement industriel de Taïwan, nous examinerons de près tout véhicule de marque chinoise entrant sur notre marché, quelle que soit la méthode.”
A noter qu’actuellement, Taïwan interdit les importations directes de véhicules assemblés en Chine. Les véhicules assemblés à Taïwan à partir de composants chinois doivent respecter des normes strictes pour être autorisés à être mis sur le marché.