La cinquième session de la Convention des Nations unies sur les plastiques a repris à Genève, et plusieurs réunions à huis clos sont prévues cette semaine. Les négociations entrent dans une phase d'approfondissement. Une délégation du ministère taïwanais de l'Environnement, de la Commission des affaires océaniques, ainsi que des experts et des universitaires taïwanais se sont rendus à Genève pour suivre l'évolution des négociations. Les experts ont fait le point, hier, sur les dernières avancées en visio-conférence avec le ministère de l’Environnement.
Marian Ledesma, représentante internationale de Greenpeace, estime qu'il est nécessaire de s'attaquer aux impacts négatifs de l'extraction des combustibles fossiles et de la production de plastique à la source. Fan Kuo-shuh (樊國恕), président honoraire de la Circular economy and innovative transformation association (CEITA), a souligné que les négociations sur la liste des utilisations interdites et restreintes avaient progressé ces derniers jours, avec une orientation vers l’interdiction ou un contrôle des produits chimiques préoccupants, des plastiques non recyclables ou non réutilisables et des perturbateurs endocriniens.
Shiu Ruei-feng (許瑞峯), professeur associé à l'Institut d'environnement marin et d'écologie de l'Université Maritime, a souligné que les mécanismes financiers constituent également un enjeu majeur des négociations. De nombreux petits États insulaires souhaitent que les pays producteurs de plastique fournissent des financements, des ressources ou des technologies pour contribuer à l'élimination de la pollution plastique.
Quant à Tan Chung-Sung (駿嵩則), professeur honoraire de l'Université Tsinghua, également présent à la réunion, il a souligné que les plastiques sont largement utilisés dans l'industrie des semi-conducteurs et que TSMC, en tant qu’entreprise leader, représentait une part importante de cette utilisation. Selon lui, le gouvernement devra ainsi rapidement faire face aux conséquences de la mise en place de la Convention sur les plastiques pour Taïwan.
Il a déclaré : “Les produits en plastique représentent 1 à 2 % des matériaux des semi-conducteurs, mais à Taïwan, c’est encore davantage, car TSMC est le premier fabricant de semi-conducteurs au monde. Si notre industrie des plastiques n'est pas suffisamment forte, nous ne pourrons pas soutenir le développement des semi-conducteurs. Par conséquent, nous devons prendre très au sérieux les conséquences de la Convention sur les plastiques sur Taïwan une fois qu’elle sera adoptée et nous devrons réagir rapidement.”