Park Sun-young, présidente de la commission vérité et réconciliation sud-coréenne, a accusé le 11 août sur les réseaux sociaux les représentants du gouvernement taïwanais de discourtoisie diplomatique pour avoir annulé la veille au soir leur rencontre prévue pour le matin du 8 août. Même si Park Sun-young n’a pas cité directement le nom des responsables en question, les médias ont dévoilé qu’il s’agissait du ministre sans portefeuille Lin Ming-hsin (林明昕) et de Semaylay‧i‧Kakubaw, directeur du Bureau des droits de l’Homme et de la justice transitionnelle du gouvernement. Park Sun-young a indiqué qu’elle garde une image d’arrogance et d’impolitesse de la part de Taïwan.
Le bureau de Lin Ming-hsin a indiqué aujourd’hui que le ministre sans portefeuille est actuellement en Corée pour participer aux réunions dans le cadre du Women and the Economy Forum (WEF) de l’APEC. Il a dû annuler la rencontre en raison d’affaires urgentes relatives à l’APEC le 7 août au soir. Cependant, le bureau précise avoir présenté des excuses lors de l’annulation de la rencontre et avoir reçu un mail de la part de la partie coréenne indiquant sa compréhension et son souhait de poursuivre les échanges à l’avenir. Lin Ming-hsin s’est ainsi dit étonné des réactions contradictoires de la partie coréenne.
La commission vérité et réconciliation relève du palais présidentiel coréen. Son travail est d’assister les victimes de violation des droits humains avant et après la guerre de Corée et sous le régime autoritaire. La commission compte neuf membres désignés à part égale par le parti au pouvoir et l’opposition, le président de la commission est nommé par le Président de la République.