Le Président de la République Lai Ching-te (賴清德), qui occupe également le poste de président du Parti démocratique progressiste (DPP), s'est prononcé aujourd'hui lors de la réunion du comité central du DPP sur le référendum du 23 août au sujet de la relance d’une centrale nucléaire dont la licence d’exploitation a expiré, au bout de 40 ans.
Il a expliqué que le gouvernement respecte la procédure suivante : tout d’abord, la Commission de sûreté nucléaire (CSN) doit établir des procédures d'examen de la sécurité. La CSN a déjà annoncé un projet de modification des procédures, dont la période de consultation publique prendra fin le 30 septembre. Ensuite, la commission finalisera la révision des procédures. La deuxième étape est que Taipower, la compagnie d'électricité de Taïwan, effectue des contrôles de sécurité autonomes, conformément aux méthodes établies par la Commission de sûreté nucléaire, afin d'évaluer les conditions de sécurité, le calendrier et les coûts d'un redémarrage.
Il a souligné que la position du gouvernement sur le nucléaire repose sur les trois principes de sécurité, gestion des déchets nucléaires et consensus des Taïwanais. Cependant, la sécurité est une question scientifique qui ne peut être résolue par un référendum.
Lai Ching-te a appelé les Taïwanais à voter NON lors du prochain référendum : « Le référendum sur la remise en service de la centrale nucléaire nº III est organisé avant que la procédure de contrôle de sécurité n'ait été effectuée et que la population ait pleinement compris les risques et les coûts. Un tel référendum ne peut pas permettre de déterminer dans quelle mesure la population est prête à assumer les risques liés à la remise en service de la centrale nucléaire. J’irai voter le 23 août, votons ensemble contre. »