Alors que ce 15 août marque le 80e anniversaire de l’annonce de la capitulation du Japon lors de la Seconde Guerre mondiale par l’empereur Hirohito et la fin des hostilités dans le Pacifique, le Président Lai Ching-te (賴清德) s’est exprimé sur les réseaux sociaux. Il a rappelé qu’en raison des ambitions hégémoniques personnelles, des idéologies extrêmes et de l'expansionnisme militariste de quelques dictateurs, de nombreux pays sur plusieurs continents se sont retrouvés plongés dans une guerre impitoyable. Le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale était aussi dû à la sous-estimation des ambitions des agresseurs et à l’illusion qu’un compromis pourrait préserver la paix, a-t-il précisé, sacrifiant des dizaines de millions de vies précieuses pour résister à l'agression.
Aujourd’hui, si les Taïwanais se sont habitués à la liberté, à la démocratie, à la paix et à la prospérité, ils devraient aussi tirer les leçons de cette page sombre de l’histoire selon le Président. Lai Ching-te a souligné que la leçon la plus précieuse de cette guerre est que « l'unité triomphera, l'agression échouera inévitablement ».
Aucun régime, sous quelque prétexte ou justification que ce soit, n'a le droit d'envahir ou de priver le peuple d'un autre pays de sa liberté, a-t-il précisé. Les nations éprises de liberté et de paix doivent s'unir et contrecarrer toute ambition expansionniste ou agressive avec une détermination et une force incontestées. Il a ainsi appelé les Taïwanais à s’unir pour prévenir toute agression et garantir la pérennité de la liberté et de la démocratie face à l’autoritarisme.
De son côté, le maire (KMT) de Taipei, Chiang Wan-an (蔣萬安) s’est exprimé lors de l’inauguration d’une exposition photographique commémorative du 80e anniversaire de la victoire de la guerre de résistance contre l'agression japonaise et de la rétrocession de Taïwan. Selon lui, cette guerre de résistance a témoigné de la combativité inébranlable de l’armée nationaliste. Ce fut une victoire du gouvernement de la République de Chine, qui refusa de capituler mais subit des millions de pertes. Il a rappelé qu’il ne fallait pas oublier que la paix avait été gagnée au prix du sang et des larmes, une page de l’histoire qui ne doit pas être oubliée ni effacée.