Après onze jours de réunions, les négociations des Nations unies sur la Convention mondiale sur les plastiques ont touché à leur fin hier à Genève sans parvenir à un accord. Dans une interview aujourd’hui, le ministre de l’Environnement Peng Chi-ming (彭啓明) a souligné que le succès de ces négociations dans le futur n’était qu’une question de temps. Il s’est dit convaincu que, comme pour l’Accord de Paris sur le Climat lors de la COP21, les négociations répétées aboutiront inévitablement à l’avenir si un pays clé parvient à diriger les négociations.
Peng Chi-ming a par ailleurs indiqué que, malgré l’échec des négociations cette fois-ci, il existait un large consensus parmi les Taïwanais sur la réduction de l’utilisation du plastique. Le ministère de l’Environnement continuera ainsi de promouvoir la réduction du plastique et mettra en œuvre des changements systémiques par le biais d’incitations commerciales, plutôt que par une interdiction totale des sacs en plastique, afin de changer les habitudes des Taïwanais.
Cependant, la branche taïwanaise de l’ONG Greenpeace a souligné que les mesures proposées par le ministère concernant la conception durable des produits, les achats circulaires, la réduction des articles jetables et les contenants réutilisables se limitaient toutes à des restrictions imposées aux consommateurs, omettant totalement le point central de la Convention qui comprend aussi la réduction de la production de plastique. Si le ministère de l'Environnement est déterminé à lutter contre la pollution plastique, Greenpeace suggère qu'il engage également dès que possible des discussions sur la réduction de la production de plastique à Taïwan.