Le Bureau des forêts et de la conservation de la nature a tenu une conférence de presse hier, 18 août, pour le lancement de la version 2.0 du programme d’incitation au reboisement. Le ministre de l'Agriculture, Chen Junne-jih (陳駿季), a déclaré à cette occasion que les forêts étaient des actifs stratégiques. La manière dont elles étaient gérées par le passé engendrait souvent des conflits entre le gouvernement et les autochtones, mais ces dernières années, la co-gestion a été promue dans certaines zones.
La nouvelle approche distingue les forêts “de production” des forêts “non productives”. Les forêts “de production” pourront être gérées et entretenues conjointement avec des coopératives de gestion forestière. En ce qui concerne les forêts “non productives”, des subventions seront versées aux habitants avoisinants pour leur participation à la conservation forestière.
Les mesures sur la reforestation datant de 2008 ont en outre été révisées, afin d’adapter les objectifs de reboisement, le choix des essences, la durée et le montant des incitations, les lieux de reboisement, etc. Il permet désormais aux exploitants forestiers, aux associations publiques et privées, aux coopératives et aux associations de participer au reboisement et à la gestion forestière.
Lin Hua-ching (林華慶), directeur du Bureau des forêts et de la conservation de la nature, a déclaré qu'à ce jour, plus de 5 700 hectares de terres à flanc de colline avaient été boisés dans le cadre de ce programme. Cependant, la période d'incitation de 20 ans était trop longue et le montant des incitations financières trop faible. Le nouveau programme réduit la période d'incitation à six ans, avec des incitations financières plus élevées. La subvention maximale s’élève désormais à 600 000 dollars taïwanais (17 050 euros) par hectare sur une période de six ans.
Par ailleurs, une fois la phase initiale de boisement terminée, les activités des terrains privés peuvent se diversifier conformément aux objectifs de boisement, équilibrant ainsi production économique et conservation écologique grâce à des activités économiques liées à la forêt. Toutefois, les pesticides sont interdits dans les cultures forestières.