Selon le média japonais Nikkei, citant des sources proches du dossier, le géant taïwanais des semi-conducteurs TSMC aurait décidé de retirer tout équipement chinois de sa ligne de production de puces 2 nm, afin d’éviter l'impact d'une éventuelle nouvelle réglementation américaine.
Selon le vice-président de CloudExpress Edge Lab-A Living Network for Policy and Industry, Nobunaga Chai (柴煥欣), la chaîne d’approvisionnement de TSMC comprend effectivement quelques équipementiers chinois tels que NAURA Technology Group et Advanced Micro-Fabrication Equipment (AMEC), mais ils représentent une très faible proportion. Ainsi, il ne devrait pas être trop compliqué pour TSMC d’éviter tout approvisionnement en Chine pour les procédés de fabrication avancés et l’impact devrait être limité. Si cette stratégie se concrétise, elle serait avant tout symbolique.
Nobunaga Chai a précisé :“Les fabricants alternatifs, tels qu'Applied Materials Taiwan ou Tokyo Electron, ont des produits relativement similaires. Par ailleurs, TSMC évite déjà totalement de s’approvisionner en Chine pour les procédés avancés de 2 nm ou inférieurs, mais la question est de savoir si cette transition se produira également pour les procédés à partir de 3 nm.”
Wayne Lin (林偉智), vice-président du Witology Market Trend Research Institute, confirme que les équipements des procédés avancés de TSMC contiennent généralement très peu de composants chinois. Il convient d’autre part de noter, d’après lui, que si les États-Unis durcissaient la réglementation, l'objectif ne serait pas de cibler TSMC, mais plutôt d'établir des barrières afin de soutenir les entreprises américaines.