Le Tribunal de Taipei a ordonné ce matin la détention au secret de l'ex-vice-directeur exécutif du Centre de promotion du secteur des énergies vertes (GEIPC en anglais) Cheng Yi-lin (鄭亦麟) suite à des soupçons de corruption.
Cheng Yi-lin est soupçonné d'avoir utilisé sa position au sein du GEIPC, une agence gouvernementale dépendant du ministère de l'Economie, pour toucher des dessous-de-table sur les comptes bancaires d'amis et de proches au titre de frais de conseil.
Les procureurs affirment que les pots-de-vin en question ont été versés par deux entreprises taïwanaises, Tungwei Construction et HDRE, et que Cheng yi-lin a aussi utilisé son autorité pour faire pression sur l'entreprise publique d'électricité Taiwan Power Co. (Taipower).
Les procureurs estiment que les faits constituent des violations de la loi anti-corruption et de la loi de contrôle du blanchiment d'argent. Le fondateur de Tungwei Construction, Chen Chien-sheng (陳健盛), ainsi que son fils, Chen Kuan-tao (陳冠滔), ont aussi été placés en détention.
Le Bureau des procureurs de Taipei a demandé à la branche de Tainan du Bureau des enquêtes de fouiller 22 lieux désignés, y compris des résidences, des bureaux et les sièges des deux entreprises impliquées. Neuf accusés et cinq témoins ont été interrogés et les enquêteurs ont aussi obtenu des documents du ministère de l'Economie et de Taipower.
Après interrogatoire, le manager général de HDRE, un certain Chou (周), a été libéré contre une caution d'un million de dollars taïwanais (28 000 euros) et a reçu une interdiction de quitter le territoire. Un comptable du nom de Cheng (鄭) a aussi été libéré contre une caution de 800 000 dollars (22 500 euros) et les parents de Cheng Yi-lin ont également été libérés contre une caution de 100 000 dollars chacun (2800 euros). Deux autres personnes, dont un ancien vice-président de Taipower du nom de Hsiao (蕭) a été libéré sans caution.
L'actuel président de Taipower, Tseng Wen-sheng (曾文生), a indiqué aux médias taïwanais ne pas bien comprendre la nature des faits qui lui sont reprochés, ajoutant qu'il valait mieux laisser à la justice le soin de clarifier ce que cette "pression" exercée sur Taipower signifiait.