L'ONG de protection de l'environnement Greenpeace a publié hier un rapport dans lequel elle affirme que l'industrie pétrochimique taïwanaise met en danger la santé de 9 millions de personnes vivant dans un périmètre de 5 km d'infrastructures du secteur, une proximité qui les exposent à des forts taux de pollution de l'air.
Le rapport identifie 191 installations à travers 13 villes et comtés du pays et définit des zones à haut risque qui concerne 40 % de la population.
Chang Kai-ting (張凱婷), chargée de projet au sein de l'ONG, précise que 1,15 million d'enfants et 1,59 million de personnes âgées vivent dans les zones à risque concernées. Sont également installées dans ces zones 4067 établissements scolaires jusqu’au niveau collège et maisons de retraite, qui accueillent des populations particulièrement vulnérables à la pollution de l'air.
C'est la supermunicipalité de Kaohsiung qui compte le plus d'usines pétrochimiques (50), affectant 1,6 million d'habitants, suivie de Taoyuan et de Tainan, qui comptent chacune 31 usines, plaçant ainsi 1,98 million et 1,58 million de personnes dans des zones à haut risque.
Le directeur du département de l'environnement atmosphérique au sein du ministère de l'Environnement, Huang Wei-ming (黃偉鳴), a réagi à la publication du rapport en affirmant que le ministère avait lancé une enquête ainsi qu'un plan de réduction de la pollution, assurant que le ministère fournirait petit à petit des instructions pour réduire les émissions et améliorer la qualité de l'air.