Impactées par l’incertitude des droits de douane américains, trois agences de voyages taïwanaises parmi les six cotées en bourse ont enregistré un déficit commercial au cours du 2e trimestre 2025, tandis que deux autres ont réalisé de faibles recettes.
La seule agence qui a pu tirer un fort bénéfice est Lion Travel, avec un bénéfice de 372 millions de dollars taïwanais (10 385 000 €) et une recette totale pour les deux premiers trimestres de 795 millions de dollars taïwanais, dépassant ainsi les 618 millions enregistrés durant des six premiers mois de 2024. C'est aussi 4,8 fois plus que les bénéfices de 165 millions de dollars taïwanais enregistrés le 1er semestre 2019, peu avant le début de la pandémie de Covid-19.
La porte-parole de Lion Travel Ann Lai (賴一青) a dévoilé que si le Japon et la Corée du Sud demeurent les deux destinations préférées des Taïwanais, représentant environ 30 % des recettes de Lion Travel, l’Europe continuait de gagner en popularité auprès des Taïwanais et était devenue le 2e marché le plus important pour l’agence avec 20 % des recettes provenant des voyages en Europe.
La porte-parole a ajouté que la croissance des visites en Europe est largement due à la multiplication des vols passant par le Moyen-Orient : « Depuis le mois d’août, Emirates propose deux vols par jour au lieu d’un seul. Le 8 septembre, une autre compagnie, Etihad Airways, lancera aussi sa liaison avec Taipei. Il y aura alors trois vols par jour vers le Moyen-Orient, à Abou Dabi ou à Dubaï. Lion Travel profite beaucoup de ces vols pour amener nos clients en Europe, ce qui nous permet d’exploiter davantage le marché de l’Europe du nord et les visites polaires. La multiplication des vols nous donne donc une plus grande souplesse dans la gestion et nous permet ainsi d’être optimistes pour le second semestre. »
Par ailleurs, pour répondre aux nouvelles attentes des voyageurs qui souhaitent désormais découvrir leurs destinations de manière plus approfondie, les agences tendent à modifier leurs propositions en Europe, en permettant à leurs clients de rester pendant deux semaines dans un ou deux pays plutôt que de les conduire dans plusieurs pays en dix jours.