Demain 3 septembre, le Parti communiste chinois (PCC) organisera à Pékin une parade militaire à l’occasion du 80e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. En août dernier, le gouvernement taïwanais avait interdit aux fonctionnaires actifs et aux généraux à la retraite d’y assister. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Hsiao Kuang-wei (蕭光偉), interrogé par les médias sur la participation de citoyens taïwanais à ce défilé, a indiqué : “Par conséquent, le ministère des Affaires étrangères estime que tous ceux qui soutiennent et défendent la République de Chine - Taïwan doivent éviter d'envoyer des signaux erronés à la communauté internationale aui pourraient amener à mal comprendre la politique démocratique et la souveraineté de Taïwan. Ainsi, la participation de quiconque à des activités organisées par la Chine va non seulement à l'encontre de l'opinion publique taïwanaise, mais ne représente pas non plus la position de Taïwan et de son peuple tout entier.”
La Diplomatie taïwanaise a réaffirmé que la République populaire de Chine n’avait jamais gouverné Taïwan et que la République de Chine - Taïwan et la République populaire de Chine ne sont pas subordonnées l’une à l’autre. Il s’agit non seulement d’un fait objectif, mais la République populaire de Chine n’a aucun droit de représenter Taïwan au sein de la communauté internationale, a souligné Hsiao Kuang-wei.
Par ailleurs, Hung Hsiu-chu (洪秀柱), ancienne présidente du parti d’opposition Kuomintang (KMT), s’est rendue à Pékin hier en vue de participer à la parade militaire. Le vice-président de la Commission ministérielle des Affaires continentales (MAC), Shen Yu-chung (沈有忠) a déclaré à cet égard aujourd’hui que, Hung Hsiu-chu ayant précédemment occupé le poste de vice-présidente du Yuan législatif, la MAC mènera une enquête afin de déterminer si ce voyage enfreint la loi et s'il impliquera une quelconque “coopération” avec le Parti communistre, le gouvernement chinois ou des organisations militaires.