Le président taïwanais Lai Ching-te (賴清德) et la vice-présidente Hsiao Bi-khim (蕭美琴) se sont rendus aujourd'hui au Sanctuaire des martyrs de la révolution, à Taipei, pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la seconde guerre sino-japonaise et pour prendre part à une cérémonie organisée pour commémorer la mort des soldats taïwanais pendant le conflit.
Dans une publication sur Facebook, Lai Ching-te a affirmé que les Taïwanais « aimaient la paix et ne croyaient pas au fait de célébrer la paix tout en tenant des armes ». Des propos qui font référence à la grande parade militaire organisée par Pékin sous le nom de « 80e anniversaire de la victoire dans la guerre contre l'agression japonaise et la guerre mondiale contre le fascime », en présence du président russe Vladimir Poutine, du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et du président iranien Masoud Pezeshkian.
Lai Ching-te a évoqué la signature, le 2 septembre 1945 par le général de la République de Chine Hsu Yung-chang (徐永昌), des actes de capitulation avec les autres allié, mettant ainsi fin à la guerre. Il a également dit espérer que « les pays qui avaient jadis été envahis pourraient travailler ensemble pour protéger la paix et faire de la paix et de la démocratie les pierres angulaires de la stabilité et de la prospérité ». Le président a aussi alerté contre la résurgence du fascime, qu'il a décrit comme caractérisé par un « nationalisme extrême » accompagné d'une censure et d'un culte du chef.