Dans la soirée du vendredi 29 août, quelques jours avant la grande parade à Pékin du 3 septembre, un activiste chinois du nom de Qi Hong (戚洪) a projeté des slogans anti-Parti communiste chinois (PCC) pendant environ 50 minutes sur le mur d'un immeuble à Chongqing.
Les habitants de Chongqing ont notamment pu lire « Ce n'est que sans le Parti communiste qu’il y aura une nouvelle Chine », ou encore « Non aux mensonges, oui à la vérité ! Non à l'esclavage, oui à la liberté ! À bas le Parti communiste tyrannique! » Un acte d'insurrection rare en Chine où les autorités ont mis en place, au fil des ans, un contrôle étroit de la population notamment via l'utilisation des technologies.
L'auteur des faits, âgé de 43 ans, avait préparé minutieusement son action et loué une chambre d'hôtel près de l'immeuble en question en août, y cachant des projecteurs puissants et une caméra de surveillance dans la chambre.
Pendant plusieurs jours, Qi Hong a testé son dispositif en projetant des phrases inoffensives sur les bâtiments situés à proximité de son hôtel. Il a ensuite quitté la Chine pour s'envoler au Royaume-Uni avec sa femme et ses filles, activant à distance, dans la soirée du 29 août, le projecteur et la caméra, qui a enregistré la descente de police dans la chambre et leur découverte de ses équipements.
Qi Hong a déclaré avoir été inspiré par la manifestation du pont Sitong en 2022, organisée par l'activiste Peng Lifa (彭立發), qui sert actuellement une pein de prison de 9 ans en Chine pour troubles à l'ordre public.