Alors que le ministère du Travail prévoit d’étudier la situation du salaire minimum pour 2026 à la fin de ce mois de septembre, le nouveau ministre de l’Economie Kung Ming-hsin (龔明鑫) a déjà devancé les réunions d’évaluation prévues en soulignant qu’il serait inapproprié de calculer une hausse du salaire minimum en se basant sur la formule prévue. Face aux vives réactions des syndicats, Kung Ming-hsin a indiqué que malgré la performance de l’économie taïwanaise durant le premier semestre 2025, certaines industries sont tout de même touchées par les droits de douane des Etats-Unis. Le ministre a souligné que les données prouvent une hausse des cas de licenciement massif, de congés sans solde ou encore de demande d’allocation chômage.
Kung Ming-hsin a précisé s’être entretenu avec le ministère du Travail, indiquant que si une hausse du salaire minimum venait à être décidée pour 2026, il faudrait à l’avenir mettre en place des mesures relatives afin d’assister les industries touchées par les droits de douane. A noter que le salaire minimum à Taïwan a déjà été réévalué neuf années consécutives durant les mandats de l’ancienne présidente Tsai Ing-wen (蔡英文) et l’actuel de Lai Ching-te (賴清德), faisant passer le salaire mensuel de 20 008 dollars taïwanais (soit 575 euros) en 2016 à 28 590 dollars taïwanais (environ 822 euros) à l’heure actuelle, soit une augmentation totale d’environ 42,9 %. Le salaire horaire a également augmenté sur la même période, passant de 120 dollars taïwanais (3,45 euros) à 190 dollars taïwanais (5,47 euros), soit une hausse totale d’environ 58,3 %.