Le ministre de la Culture, Li Yuan (李遠), effectue actuellement une visite en France, avant de se rendre en République tchèque. Il a assisté hier soir à la 28e cérémonie de remise du Prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise, décerné cette année à Jean-Marc Thérouanne, cofondateur et directeur artistique du Festival international des cinémas d’Asie de Vesoul (FICA), et Benson Tsai (蔡博丞), directeur artistique de la compagnie B.DANCE.
Lors de cette cérémonie, le ministre a signé avec Bernard Stirn, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences morales et politiques, un accord de renouvellement de ce prix pour une durée de cinq ans (2026-2030). Bernard Stirn a souligné que le Prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise s’inscrivait dans les valeurs communes d'humanisme et de démocratie, soulignant que, tout en respectant les différences culturelles. Le renouvellement de l'accord témoigne selon lui du développement florissant et durable des relations entre la France et Taïwan.
Dans son discours, Li Yuan a rendu un hommage aux deux lauréats : Jean-Marc Thérouanne promeut les échanges culturels par le cinéma, tandis que Benson Tsai encourage le dialogue artistique par la danse. Li Yuan a ajouté que ce Prix reflétait aussi le fruit des échanges culturels entre Taïwan et l'Europe.
Dans le contexte international particulièrement mouvementé de ces dernières années, le Prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise conserve, selon le ministre, toute son importance : « Nous sommes convaincus que seule la culture peut aller au-delà des différences et que seul l'art peut transcender les frontières. Dans un monde en pleine tourmente, le dialogue et les échanges entre les cultures peuvent continuer à s'étendre et à s'approfondir grâce à l'art. C'est précisément l'objectif et l'esprit originels de la création du Prix de la Fondation culturelle franco-taïwanaise. »
Li Yuan s’est par ailleurs inspiré des propos de l’ancien ministre français de la Culture et écrivain André Malraux, selon lequel l’art était le plus court chemin entre les peuples. « L’art est le plus court chemin entre Taïwan et le monde », a-t-il affirmé.