A l’approche du grand salon international des semi-conducteurs SEMICON TAIWAN qui sera officiellement inauguré demain 10 septembre, les organisateurs ont tenu aujourd’hui le Semicon Network Summit sur les chaînes d’approvisionnement. A l’occasion de l’inauguration du sommet, le président taïwanais Lai Ching-te (賴清德) a indiqué qu’avec le développement rapide de l’intelligence artificielle (IA), la compétition dans le secteur des semi-conducteurs était devenue tellement acharnée qu’aucun pays au monde n’était en mesure d’y faire face seul. Par conséquent, Taïwan, qui a d’ailleurs internationalisé son secteur des semi-conducteurs au cours des trois dernières décennies, propose trois mesures pour contourner la chaîne d’approvisionnement impliquant tout régime autoritaire.
La première est que Taïwan se base sur les principes de pragmatisme, d’ouverture et de confiance mutuelle pour approfondir ses coopérations avec les autres pays. Ces coopérations doivent concerner la sécurité de la chaîne d’approvisionnement, la division du travail en matière de technologies de production et d’équipements matériels, ou encore de transformation numérique et de souveraineté numérique, a précisé Lai Ching-te.
La deuxième mesure est de renforcer la coopération avec la chaîne d’approvisionnement de différents pays comme l’a expliqué le Président : « Ces dernières années, les secteurs taïwanais des semi-conducteurs, de l’information et de la communication ou des composants électroniques ont déjà largement investi au Japon, aux Etats-Unis, en Europe ou en Asie du Sud-est. Au cours de l’année écoulée, nous avons également établi des centres d’investissements commerciaux taïwanais à Prague, à Fukuoka ou encore au Texas. En plus d’assister les entreprises à se développer sur le marché international, l’un des objectifs les plus importants est d’approfondir la coopération de la chaîne d’approvisionnement en semi-conducteurs de Taiwan avec d’autres pays. »
Enfin, la troisième mesure élaborée est de former des talents en intelligence artificielle. Les politiques nationales déjà définies prévoient de former un million de talents dans le secteur à partir de l’enseignement de base jusqu’à l’enseignement supérieur.