Le ministère chinois des Affaires étrangères a affirmé, se référant à la rupture récente des relations diplomatiques par le Honduras avec Taïwan, que Taipei était habitué à recourir à la « diplomatie du carnet de chèques », mais que cela ne menait à rien et que toute tentative d’aller à contre-courant de l’histoire était vouée à l’échec. Réagissant à ces propos, le porte-parole du ministère taïwanais des Affaires étrangères, Jeff Liu (劉永健), a souligné aujourd’hui que Taïwan avait clairement affirmé à plusieurs reprises ne pas souhaiter s’engager dans une compétition financière avec la Chine. Il a rappelé que l’assistance financière de Taïwan était axée sur les projets en eux-mêmes et que son objectif était de bénéficier aux gouvernements et populations.
Jeff Liu (劉永健) a précisé : « En réalité, les relations diplomatiques de 82 ans entre Taïwan et le Honduras ont été mises à mal en raison de la diplomatie du carnet de chèque de la Chine. Si l’on observe la tendance historique, elle est plutôt à la liberté, à la démocratie, à l’état de droit et au respect des droits de l’Homme. Toute action qui va à l’encontre de cette tendance historique est vouée à l’échec ».
Réagissant également à l’invitation du ministère chinois des Affaires étrangères aux étudiants honduriens boursiers à Taïwan de terminer leurs études en Chine, Jeff Liu (劉永健) a souligné que Taïwan était une société libre et ouverte contrairement à la Chine, qui ne respecte pas la liberté d’expression, ce qui n’est pas un environnement favorable aux études.
La rupture des relations diplomatiques entre Taïwan et le Honduras étant intervenue juste avant le départ de la Présidente Tsai Ing-wen (蔡英文) sur le continent américain, certains commentateurs estiment qu’il pourrait s’agir d’une forme de pression chinoise. Jeff Liu (劉永健) a affirmé à ce sujet qu’il n’y avait aucune preuve directe en ce sens, mais que la Chine avait à plusieurs reprises essayé d’asphyxier l’espace international de Taïwan à l’occasion des déplacements de haut niveau. Il a rappelé que les visites présidentielles faisaient partie des prérogatives fondamentales d’un pays souverain et que Taïwan n’accepterait les pressions ou la malveillance d’aucun pays. Le déplacement de la Présidente se déroulera donc selon l’itinéraire initialement prévu.