Un sondage de la Child Welfare League Foundation (CWLF) publié hier indique qu'un adolescent sur cinq rapporte avoir déjà eu des idées suicidaires. Le sondage suggère aussi des tendances suicidaires plus fortes chez les adolescentes : sur une échelle de 0 à 5, 23,4 % des adolescentes qui disent avoir eu des idées suicidaires parlent d'intensité « modérée à extrêmement forte », contre 7,5 % pour les adolescents.
Les résultats du sondage, conduit entre le 27 mai et le 30 juin 2025 et qui a permis de collecter 7007 réponses valides au sein de différents collèges et lycées généraux et techniques à travers le pays, ont été présentés lors d'une conférence de presse. L'échantillon comprend 52,9 % de filles, 46,3 % de garçons et 0,8 % d'élèves disant s'identifier à un autre genre.
Les principales sources de mal-être mentionnées par les personnes interrogées comprenaient la pression scolaire, la pression des pairs, le stress familial et des traumatismes. Près de 30 % ont rapporté des sentiments, d'intensité modérée à extrême, d'irritabilité, de dépression ou d'infériorité.
La Fondation a aussi attiré l'attention sur les conséquences du stress émotionnel sur l'absentéisme et sur la qualité du sommeil. Ainsi, 47, 9 % des élèves ont évoqué un manque de sommeil, 46,6 % disent avoir des horaires de sommeil irréguliers tandis que 20,5 % confient aller à l'école à reculons deux à trois jours par semaine.
Le sondage révèle aussi un phénomène nouveau, puisque 46,5 % des élèves qui ont cherché de l'aide se sont confiés à une intelligence artificielle générative, soit plus que les 41,1% qui se sont tournés vers les psychologues de leur établissement ou encore que les 30,4 % qui ont consulté des professionnels de la santé mentale. Ce recours à l'intelligence artificielle générative témoigne des difficultés d'accès aux ressources officielles selon la Fondation, qui a appelé le ministère de l'Éducation à permettre aux adolescents d'avoir recours à des consultations en ligne et à faciliter l'accès des élèves au congé de santé mentale mis en place en août 2024.
Notons que les élèves rencontrant des problèmes de santé mentale peuvent appeler le 1925 ou le 1995 pour recevoir des conseils.