Sept dignitaires polynésiens se sont rendus à Taïwan fin août, dont le sénateur Teva Rohfritsch, et deux maires et anciens présidents de la Polynésie française, Gaston Tong Sang et Edouard Fritch.
Tian Lixiao, consul de l'ambassade de Chine à Papeete, a rapidement exprimé sa « ferme opposition », affirmant que l'accueil officiel réservé par Taïwan aux élus polynésiens conférait à cette visite une « forte symbolique politique ».
En réponse, Teva Rohfritsch a déclaré sur sa page Facebook que les élus polynésiens et les parlementaires nationaux étaient libres de voyager sans autorisation préalable du consulat chinois. Il a fait remarquer qu'une délégation de sénateurs français était récemment en visite à Taipei et ne sera certainement pas convoquée par l'ambassadeur de Chine à Paris à son retour. Il a déclaré « Ce consul chinois à Papeete a outrepassé ses fonctions. La Polynésie française n'est pas une province de la Chine. »
Il a également fait remarquer que cette visite témoignait d'une approche ouverte et constructive de l'engagement avec « l’un des berceaux des migrations océaniennes », soulignant que la Polynésie n'avait aucune intention de s'impliquer dans le différend entre la Chine et Taïwan.
Il s’agissait d’une première délégation de Polynésie française à Taïwan depuis près de 40 ans. Polynésie 1 et Radio 1 ont rapporté que selon les membres de cette délégation, cette visite avait pour objectif d'explorer les possibilités de coopération dans les domaines de la culture, de l'éducation, de la recherche sur l'histoire des migrations dans le Pacifique, de l'innovation et du tourisme.