Lors de la fête nationale chinoise le 1er octobre, le dirigeant chinois Xi Jinping a prononcé un discours, dans lequel il a déclaré au sujet de Taïwan : « Nous devons approfondir les échanges et la coopération entre les deux rives du détroit, nous opposer résolument aux activités séparatistes indépendantistes de Taïwan et à l’ingérence extérieure, et défendre résolument la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale. »
Le directeur de la commission ministérielle des Affaires continentales (MAC) Chiu Chui-cheng (邱垂正) a déclaré aujourd’hui dans une interview que ces remarques concernant Taïwan cette année ne comptaient que 44 caractères, contre 197 l’an dernier ou contre au moins une centaine de caractères ces dernières années ; c’est aussi le nombre de mots le plus faible des cinq dernières années. Il est intéressant de noter que Xi Jinping n’a pas non plus évoqué la réunification dans ce discours.
Chiu Chui-cheng a analysé que le plan quinquennal est la priorité politique actuellement, suggérant que Taïwan n’est peut-être pas une question de premier plan nécessitant une attention immédiate. En outre, les négociations en cours sur les questions commerciales et économiques entre les États-Unis et la Chine, ainsi que des facteurs externes, pourraient avoir influencé cette brièveté.
Enfin, Chiu Chui-cheng a réaffirmé que la position de Taïwan restait inchangée : maintenir le statu quo dans le détroit de Taïwan et défendre résolument la souveraineté nationale et les libertés démocratiques.