Hsu Kai-chieh (許凱傑), un juge de la cour de sécurité nationale du tribunal de Taipei, a présenté une analyse sur la guerre juridique de la Chine et ses principales méthodes d’infiltration à Taïwan, le 2 octobre au Parlement et à la commission exécutive du Congrès sur la Chine (CECC), une agence indépendante du gouvernement américain qui surveille l’évolution des droits de l’Homme et de l’état de droit en Chine.
Hsu Kai-chieh a indiqué que son rapport était focalisé sur l’objectif de déploiement de la guerre juridique de la Chine pour légitimer ses actions d’invasion de Taïwan, ses actions de zone grise ou d’oppression. Il a également présenté les six principales méthodes de la Chine pour infiltrer Taïwan qui visent des cibles très larges, allant des civils jusqu’aux militaires en passant par des élites. Ces six méthodes comprennent les fuites d’information, l’organisation, la division sociale, les fuites technologiques, l’ingérence électorale et les opérations en « zone grise ».
Le juge Hsu Kai-chieh a par ailleurs évoqué la multiplication des cas d’infiltration en indiquant qu’en 2022, le nombre de personnes accusées à Taïwan au motif d’infiltration chinoise était de 28, contre 86 personnes en 2023 et 168 en 2024.