La députée du KMT Hsu Chiao-hsin (徐巧芯) a accusé le ministère des Affaires étrangères d’avoir signé un « accord secret » avec le gouvernement tchèque portant sur un partenariat visant à aider l’Ukraine à rétablir sa capacité de soins médicaux primaires. L’élue a dévoilé le document, partiellement dissimulé, devant les médias malgré le fait qu’il soit classé « confidentiel ».
La Diplomatie a sévèrement réagi à l’accusation en insistant sur la transparence de l’accord conclu le 1er décembre 2023, selon lequel Taïwan et la République tchèque travailleront ensemble, sur une durée de trois ans, pour aider l’Ukraine à restaurer sa capacité de soins médicaux dans la partie est du pays, dévastée par les bombardements russes. Le gouvernement tchèque a saisi l’Institut tchèque de Technologie de la Santé (CHTI) pour l’exécution du projet. L’accord a prescrit, par ailleurs, qu’au moins 30 % des dons offerts par Taïwan devra être utilisé dans l’achat de matériaux médicaux auprès des fournisseurs taïwanais.
La Diplomatie a rappelé que le budget lié à la coopération avait été approuvé par les députés et qu’une copie de l’accord signé avait été déposée au Parlement. Le ministère a accusé la députée de tenter de porter atteinte à l’image de Taïwan sur la scène internationale avec un scénério monté de toute pièce.
Le Premier ministre Chen Chien-jen (陳建仁) a également réagi à l’accusation de Hsu Chiao-hsin : « Nous condamnons cette accusation déplacée. Que ce soit le parti au pouvoir ou l’opposition, ou encore la société civile, nous devons fournir ensemble nos efforts pour développer nos relations avec les démocraties qui partagent les mêmes valeurs que nous afin de contribuer à la communauté internationale. Nous regrettons l’acte de la députée Hsu, qui risque d’entraver nos relations extérieures. »