« L’éventail de fer », une coproduction entre la compagnie taïwanaise de Théâtre GuoGuang et celle du Théâtre Nouvelle Génération (TNG) de Lyon, a été présentée pour la première fois en France du 2 au 5 octobre. Les quatre représentations de cette pièce, qui a été créée à Taïwan en août dernier, ont toutes affiché complet et ont été accueillies avec enthousiasme par le public.
Ce spectacle mêle les techniques traditionnelles de l’opéra de Pékin et de l’opéra Kunqu de Taïwan à la technologie holographique française grâce notamment à la conception de Joris Mathieu et Nicolas Boudier en compagnie de Haut et Court, créant un espace magique où se mélangent sur scène réalité et illusion.
L’histoire, inspirée du roman fleuve chinois classique Pérégrination vers l’Ouest, intègre aussi les aventures d’une jeune française de l’époque actuelle, Olivia, 10 ans, créant un dialogue des cultures et permettant d’aborder des questions contemporaines telles que la protection de l’environnement et la guerre.
La Directrice de la compagnie GuoGuang et productrice, Chang Yu-hua (張育華), s’est réjouie que les quatre représentations lyonnaises (deux pour les élèves et deux pour le grand public) aient affiché complet. L’accueil des enfants a été particulièrement enthousiaste, a-t-elle souligné. Découvrant pour la plupart l’opéra de Pékin, ils ont été captivés par les magnifiques costumes et maquillages. La représentation a été suivie d’une séance de questions.
Après ces représentations à Lyon, le spectacle « L’éventail de fer » sera présenté au Théâtre Monfort à Paris du 9 au 11 octobre. Chen Yue-yi (陳悅宜), directrice du Centre national des arts traditionnels du ministère de la Culture, s’est envolée pour Paris cette semaine, afin d’assister à la représentation finale de l’équipe. Elle a déclaré : « GuoGuang n’est pas seulement une compagnie d’opéra traditionnel. Pour cette pièce, l’essentiel est de mêler cet opéra traditionnel aux enjeux contemporains et aux enjeux communs au monde. Grâce à cette coproduction entre Taïwan et la France qui s’adresse au monde, nous pouvons faire découvrir au public la mission que peut accomplir l’opéra de Pékin à l’époque actuelle. Ce spectacle, peut-être un peu différent de l’idée que nous nous faisons de l’opéra de Pékin, allie la beauté des techniques traditionnelles à une vision contemporaine et à des préoccupations mondiales. »