Le débordement du lac de barrage de Fata’an à Hualien le 23 septembre dernier a gravement touché les communes de Guangfu et de Fenglin. Le chef du Centre de réponse aux catastrophes Chi Lien-cheng (季連成) a déclaré le 12 octobre que sur les quatre critères pour lever l’alerte rouge, trois sont déjà remplis.
Chi Lien-cheng a déclaré que le lac ne contient que 1,55 million de tonnes d’eau, soit seulement 1,7 % de sa quantité initiale. Cela signifie que même si cette quantité d’eau coule entièrement du lac, il n’y a pas de risque d'inondation des villages comme Guangfu, et les digues et les ponts ne seraient pas endommagés. Les opérations de dragage avancent plus vite que prévu, atteignant 90 000 m3 par jour, et les travaux de renforcement des digues atteignent déjà 2 860 mètres de long. Il ne reste donc que les plans d'évacuation, qui sont en cours de finalisation et doivent être approuvés par le gouvernement du comté de Hualien, avant que l’alerte puisse être baissée.
D’autre part, le ministre de l'Agriculture Chen Junne-jih (陳駿季) s’est exprimé hier sur la remise en état d'environ 800 hectares de terres agricoles submergées de sédiments : « Certains ont suggéré de tout enlever, mais cela demanderait le plus de travaux, puisqu’il faut réfléchir sur le stockage temporaire des 6 millions de tonnes de sédiments. Le nettoyage prendrait au minimum trois ans. Une autre possibilité serait de faire un remembrement des terres selon les limites cadastrales d'origine. Cela permettrait d'éliminer une partie des sédiments, mais il faudrait aussi prendre en compte les habitations existantes dans les champs. La meilleure solution, et la solution la plus durable, reste le remembrement des terres agricoles. »
Chen Junne-jih a également souligné que des experts ont échantillonné 30 lieux et effectué des analyses de profil concernant la teneur des sols en métaux lourds. Une couche de 3 à 5 centimètres à la surface est affectée, mais le sol en dessous est principalement sablonneux, tout comme les sols agricoles existants. Ceci n’aurait donc pas d’impact sur les futures cultures.