Le ministère du Travail a annoncé aujourd'hui une série de sept mesures visant à améliorer le barème des indemnisations à l'amiable versées aux familles de travailleurs décédés suite à un accident du travail.
Les familles des travailleurs décédés sont souvent confrontés au choc de l'accident et ont tendance à se sentir dépassées par les démarches liées aux obsèques et à l'éducation des enfants en l'absence du conjoint. Les familles connaissent et comprennent aussi souvent mal les règles régissant les assurances liées aux accidents du travail, les procédures civiles et pénales et les différents types d'indemnisations.
Selon les statistiques de 2024, 30 % des indemnités à l'amiable versées suite à décès liés à des accidents du travail sont inférieures à 3 millions de dollars taïwanais (84 000 euros). De nombreuses familles ont rapporté avoir signé des accords à la hâte avec la direction de l'entreprise de leur conjoint décédé en raison d'un manque d'information ou de ressources financières et d'un déséquilibre du rapport de force entre les syndicats et la direction de l'entreprise. Des difficultés sont décuplées si le conjoint restant est étranger et ne maîtrise pas totalement le mandarin.
Les mesures annoncées, qui entreront en vigueur le 1er janvier 2026 et sont regroupées au sein du Programme d'aide aux droits des travailleurs victimes d'accidents du travail et de leur famille, comprennent des contrôles préliminaires accélérés, une aide juridique illimitée tout au long de la procédure en cas de décès ou de blessure grave, ainsi que des services d'interprétariat dans le cas de travailleurs migrants dont le plafond sera porté à 100 000 dollars taïwanais (2800 euros).