Depuis qu'un cas suspecté de peste porcine africaine a été signalé le 22 octobre dans un élevage à Taichung, dans le centre-ouest du pays, les inspections ont été renforcées, notamment aux frontières, en mer et sur les îles taïwanaises près du territoire chinois.
En réalité, ces inspections visant à intercepter les produits à base de porc de provenance étrangère n’ont jamais cessé. Depuis le mois de janvier de cette année, les garde-côtes ont mené en mer des inspections à bord de 141 navires ainsi que des contrôles de 1,3 million de navires amarrés dans les ports taïwanais. Par ailleurs, 1,76 million de pêcheurs ont assisté à des cours de prévention de la propagation d’épidémies organisés par les garde-côtes afin de tenir les pêcheurs en vigilance.
Jeudi dernier, les garde-côtes ont reçu une information des villageois de Beigan, à Mazu, situé à seulement 9 km du continent chinois, alertant de la présence d’un porc mort sur la plage. Des agents du bureau sanitaire local ont été déployés pour la vérification, le prélèvement d’échantillons, ainsi que la crémation et l’enterrement sur place de l’animal. Les analyses doivent permettre de déterminer si l’animal était contaminé, mais aussi s’il a été déporté depuis le continent chinois. Par le passé, plusieurs cas de ce genre ont été signalés sur la plage à Mazu et à Kinmen.