Plusieurs ONG ont récemment déposé une pétition commune au gouvernement, dans laquelle elles ont listé dix demandes visant à renforcer le contrôle des installations de panneaux solaires afin d’assurer une meilleure protection des milieux naturels. Ces demandes comprennent l’évaluation obligatoire pour davantage de nouveaux projets photovoltaïques concernant leurs éventuels impacts sur l’environnement, l’interdiction des panneaux solaires dans les barrages, l’évaluation systématique des installations photovoltaïques au-dessus des étendues aquatiques, ainsi que la révision des lois relatives avant la fin de cette année.
Le ministère de l’Economie, qui est responsable de la politique des énergies du gouvernement, a réagi à la pétition des ONG dans un communiqué de presse, soulignant que la politique du gouvernement privilégie les installations sur les toitures, qui représentent actuellement 64 % de la production totale de l’électricité du pays générée par l’énergie solaire. En ce qui concerne les panneaux au sol, le gouvernement requiert les fonctions multiples du terrain, suggérant que le terrain en question ne soit pas consacré exclusivement aux installations photovoltaïques. Ces projets doivent se soumettre à l’évaluation environnementale et aux divers règlements relatifs à l’exploitation des terrains.
Le communiqué a affirmé par ailleurs que la loi régissant la délivrance de permis pour les projets solaires avait été révisée en mars dernier, rendant l’examen des dossiers plus transparent et permettant au public de contester les cas douteux.
Selon le communiqué, les critères définissant les projets à soumettre systématiquement à une évaluation environnementale ont été révisés l’an dernier pour inclure désormais les installations solaires dans les zones plus fragiles ou plus sensibles, telles que les parcs naturels nationaux, les réserves d’animaux sauvages ou encore les terrains en pente de plus de 15 hectares ou ayant une capacité supérieure à 20 000 kW.