Des représentants du Bureau de la sécurité nationale, du ministère des Affaires étrangères, de la commission ministérielle des affaires continentales et du Bureau des enquêtes (qui dépend du ministère de la Justice) ont été interrogés aujourd'hui au Parlement sur la réponse à donner face aux tentatives de la Chine d'étendre sa juridiction au-delà de son territoire.
Taïwan accuse la Chine de pratiquer une « juridiction au bras long », une expression empruntée de l'anglais qui fait référence aux législations extraterritoriales, pour tenter de donner l'illusion que la juridiction chinoise s'étend au territoire taïwanais et ainsi affirmer sa souveraineté sur l'île.
Le ministre des Affaires étrangères Lin Chia-lung (林佳龍) a notamment été interrogé sur le cas de Puma Shen (沈伯洋), député du DPP et co-fondateur de l’Académie Kuma, à l'encontre duquel une enquête pour « crime de sécession » a été ouverte par le Bureau de la sécurité publique de la municipalité de Chongqing, en Chine.
La députée du DPP Lo Mei-ling (羅美玲) a demandé s'il serait opportun de fournir aux Taïwanais visés, comme Puma Shen, par la politique d'extraterritorialité chinoise, une liste de pays à ne pas visiter pour les empêcher d'être extradés vers la Chine. Le ministre a indiqué qu'il n'avait pas pour vocation de restreindre la liberté de mouvement de ses ressortissants mais qu'il renforcerait sa campagne d'information ainsi que sa réponse face à la situation.
Lin Chia-lung a affirmé que Taïwan coopérait avec ses ambassades et bureaux de représentation à l'étranger pour aider ses ressortissants et partageait des informations pertinentes avec des pays alliés pour se préparer à d'éventuelles situations de crise.