Le Centre de réponse à la peste porcine africaine a rendu public aujourd’hui la conclusion de son enquête sur le tout premier cas de peste porcine africaine rapporté à Taïwan le 22 octobre dernier. Le rapport conclut que des failles dans la cuisson des restes alimentaires collectés pour nourrir les porcs sont probablement à l’origine de la contamination, écartant les sources de contamination via des porcs importés de l'étranger ou via le personnel des élevages.
Le rapport indique qu’aucun membre de l’élevage en question ne s’est rendu à l’étranger avant le 22 octobre et que les vétérinaires consultés n'ont pas visité en personne l’exploitation avant cette date, et précise par ailleurs que le virus responsable est totalement absent dans la ferme qui a vendu des porcs à l’élevage contaminé en août et septembre. En revanche, l’enquête a découvert que l’élevage où est apparu le premier cas de peste porcine africaine n’avait pas fait cuire les restes alimentaires selon la réglementation en vigueur avant de les donner aux porcs.
Le Centre a annoncé que les opérations d’éradication du virus étaient entrées dans leur 3e phase le 1er novembre, avec des contrôles renforcés au niveau des véhicules chimiques et des véhicules de désinfection. Si aucune irrégularité ne survient durant une semaine, l’interdiction concernant le transport et l’abattage des porcs pourrait être levée le 7 novembre. Néanmoins, l'interdiction d'utiliser des restes alimentaires dans la nourriture des porcs sera maintenue jusqu'à nouvel ordre.
De son côté, la vice-ministre de l’Agriculture Tu Wen-Jane (杜文珍) s’est félicitée de la maîtrise de l’épidémie : « Jusqu’ici, l’épidémie est limitée à un seul élevage, à Taichung, et aucun signe n’indique sa propagation. Je tiens à remercier tous les éleveurs de porcs de leurs soins attentifs, ainsi que le personnel de prévention de maladies animales pour leurs contrôles sérieux et minutieux. Nous confirmons qu’en dehors de l'élevage à Taichung, aucun autre porc n’a été contaminé. »