Lors du forum de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC) 2025, qui s'est tenu en Corée du Sud la semaine dernière, le représentant du président taïwanais au sommet Lin Hsin-I (林信義) s’est entretenu, le 1er novembre, avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi en marge du sommet.
Le soir même, le ministère chinois des Affaires étrangères a vivement critiqué cette rencontre bilatérale dans un communiqué de presse, affirmant que cette dernière avait violé « le principe d’une seule Chine » et l’esprit des « quatre documents politiques sino-japonais » entre les deux pays ainsi que les principes des relations internationales. La diplomatie chinois a ensuite déclaré que l’entretien avait donné un message erroné aux forces indépendantistes taïwanaises et risquait d’avoir des retombées négatives.
La diplomatie taïwanaise a défendu les droits de Taïwan en tant que membre à part entière de l’APEC, soulignant le fait que le représentant du président Lai Ching-te (賴清德) avait le droit de s’entretenir avec les représentants d’autres pays membres, y compris la chef d’Etat japonaise et le secrétaire au Trésor de l’administration américaine. La diplomatie a appelé Pékin à ne pas interférer dans les intéractions entre les pays souverains, ajoutant que les actions des autorités chinoises allaient à l'encontre du principe d'égalité des participants de l’APEC.
En outre, le ministère a souligné le fait que Taïwan était un pays souverain et que la République de Chine, nom officiel de Taïwan, et la République populaire de Chine n'étaient pas subordonnées l’une à l’autre.