La Lituanie, qui avait jusqu'alors résisté aux pressions chinoises pour autoriser Taïwan à établir un bureau de représentation sous le nom de « Taïwan », a réaffirmé sa position. Kestutis Budrys, ministre lituanien des Affaires étrangères depuis fin 2024, a en outre déclaré hier qu'un partenariat stratégique avec Taïwan était nécessaire dans les domaines ciblés par les régimes autoritaires. Il a tenu ces propos lors d'un forum organisé par l'Institut Hudson à Washington D.C., en réponse à une question de l'agence de presse taïwanaise CNA concernant la politique actuelle de la Lituanie envers Taïwan.
Kestutis Budrys a souligné que l'étroite alliance entre la Russie et la Chine affectait la sécurité de la Lituanie et de Taïwan. Selon lui, un conflit majeur dans la région Indo-Pacifique affecterait forcément le continent européen, et inversement. Un conflit entre l'OTAN et la Russie aurait inévitablement un impact direct sur la région Indo-Pacifique et favoriserait le fait que la Chine saisisse l'opportunité d'atteindre ses objectifs, a-t-il précisé.
Le ministre lituanien des Affaires étrangères a par ailleurs mentionné le soutien de la Lituanie à l'appel américain en faveur d'une augmentation des dépenses militaires de l'OTAN. Il a souligné que la Lituanie encourageait la mobilisation nationale, organisant divers exercices de simulation de crise à grande échelle.