La Fédération européenne des associations taïwanaises (EFTA) a tenu le 15 novembre sa 54e réunion annuelle à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), à Paris, un événement organisé cette année sur le thème du soft power taïwanais.
La vidéo d'une allocution préenregistrée du président de la République Lai Ching-te (賴清德) et la présidente de la Commission ministérielle des affaires des ressortissants taïwanais à l’étranger (OCAC) Hsu Chia-ching (徐佳青) ont été diffusés lors de l’inauguration. Le chef de l’Etat a évoqué dans son allocution le discours de la vice-présidente Hsiao Bi-khim (蕭美琴) lors de la réunion annuelle de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) le 7 novembre à Bruxelles, affirmant que son discours témoignait du rapprochement entre Taïwan et l’Union européenne.
Présente à la réunion, la représentante taïwanaise en France Hau Pei-chih (郝培芝) a remercié le co-fondateur de l’IPAC Luke de Pulford, qui a largement contribué à l’organisation de la visite de la vice-présidente taïwanaise au sein du Parlement européen. Après une projection du documentaire Invisible Nation, qui revient sur la situation politique de Taïwan, les participants ont eu l'occasion de discuter de la résolution 2758 des Nations Unies.
Le sénateur français Olivier Cadic a dénoncé la déformation de la résolution par Pékin, accusant la Chine de chercher à détourner le document pour prétendre sa souveraineté sur Taïwan. Le sénateur a également confié une expérience personnelle, expliquant que Pékin l’avait menacé de conséquences graves, dont l'interdiction de toute visite en Chine, à Hong Kong et à Macao lorsqu’il avait annoncé pour la première fois son intention de visiter Taïwan en qualité de sénateur. Olivier Cadic a précisé qu’en prononçant une telle sanction qui exclut le territoire taïwanais, la diplomatie chinoise avait reconnu de manière implicite que Taïwan ne faisait pas partie de la Chine.