L’enquête des specialistes a conclu que le premier cas de peste porcine africaine confirmé à Taïwan le 21 octobre dernier était très probablement lié à des failles dans la cuisson des restes alimentaires collectés pour nourrir les porcs. Pour contenir la propagation de la maladie, le gouvernement a immédiatement interdit cette nourriture dans les élevages. Une mesure toujours en vigueur aujourd’hui.
Les restes alimentaires collectés à travers le pays s’élèvent à 1 779 tonnes par jour, dont 44 % sont recyclés et 56 % sont incinérés ou enterrés. Des habitants ont exprimé leur préoccupation quant à la pollution éventuelle de l’air et du sol générée par l’incinération et l’enterrement des déchets.
Le ministère de l’Environnement a tenté de rassurer la population en indiquant que les incinérateurs modernes sont sûrs et que l’incinération ne serait qu’une solution provisoire.
Le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) a récemment affirmé que l’utilisation des restes alimentaires dans la nourriture des porcs ne serait plus une solution sur le long terme et a demandé aux collectivités locales d’améliorer leurs installations afin de traiter autrement les déchets alimentaires. Le gouvernement privilègera ainsi l’utilisation des restes alimentaires dans la préparation de compost, la production d’énergie ou encore la transformatoin par des mouches soldats noirs.