La Chine semble avoir adopté une nouvelle série de mesures pour sanctionner la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, qui a récemment déclaré que l'utilisation de navires et d’autres armements (contre Taïwan) pourrait constituer une menace pour l’existence du Japon
Le média japonais Kyodo News a cité hier une source gouvernementale pour indiquer que Pékin avait informé Tokyo d'une reprise de l'interdiction touchant les importations de fruits de mer japonais, une interdiction mise en place en août 2023 suite au rejet dans l'océan par l'entreprise TEPCO d'eau contaminée de la Centrale nucléaire de Fukushima Daiichi.
Le ministre taïwanais des Affaires étrangères Lin Chia-lung (林佳龍) a réagi en faisant appel à la solidarité et à la gratitude des Taïwanais : « En cette période critique, nous devons aussi soutenir le Japon pour l'aider efficacement à stabiliser la situation et pour faire cesser les actes de harcèlement du Parti communiste chinois (PCC) (...) J'exhorte les Taïwanais à manifester concrètement leur soutien à la Première ministre Sanae Takaichi et à sa politique par des actes concrets : en voyageant plus souvent au Japon - c'est d'ailleurs la saison idéale pour ça - et à acheter davantage de produits japonais pour fair epreuve de notre amitié taiwano-japonaise. »
Notons que la Chine a aussi imposé des mesures restrictives dans le secteur du tourisme. La Chine a appelé ses ressortissants à ne pas voyager au Japon, et plus de 10 compagnies aériennes ont annulé des vols. Le Nomura Research Institute estime que le boycott pourrait causer des pertes de 12 milliards d'euros par an.