Le vice-ministre des Affaires étrangères François Wu (吳志中) et le directeur adjoint du Bureau de la Sécurité nationale Chang Yuan-pin (張元斌) se sont exprimés aujourd’hui devant la Commission parlementaire des affaires étrangères et de la défense nationale.
La séance questions-réponses portait sur les récentes remarques de la Première ministre japonaise Sanae Takaichi prononcées le 7 novembre dernier devant les parlementaires japonais concernant une éventuelle intervention militaire japonaise en cas d’un conflit armé dans le détroit de Taïwan.
Avant la séance, François Wu a souligné l'importance de développer les relations amicales avec d'autres pays : « Au niveau international, plus nous avons des amis mieux c’est. Effectivement, nous avons de plus en plus d’amis en Europe. Avoir beaucoup d’amis permet d'éviter les guerres. C’est pourquoi je dis souvent que la dissuasion nécessite la coopération à tous les niveaux. »
Le vice-ministre a alerté contre une surinterprétation des remarques de la cheffe du gouvernement japonais, déclarant que les propos de Sanae Takaichi ne devaient pas être compris comme une garantie de soutien militaire à Taïwan et ajoutant que la réaction de Tokyo (en cas de conflit) dépendrait également de l’opinion publique japonaise et de la position de Washington.
Enfin, François Wu a affirmé que le Japon coopérait avec les Etats-Unis et avec des pays d’Asie tels que les Philippines, la Corée du Sud mais aussi avec l’Australie en matière de dissuasion militaire.