Lors d’une réunion de l'Internationale libérale le 22 novembre à la Haye, aux Pays-Bas, les partis membres ont adopté deux résolutions concernant directement Taïwan. L’Internationale libérale est une fédération mondiale de partis politiques libéraux et radicaux (sociaux-libéraux) du monde entier, fondée en 1947 et siégeant à Londres.
La première résolution condamne la répression transfrontalière par les autorités chinoises visant le député taïwanais Puma Shen (沈伯洋) et affirme que la Chine ne dispose pas de droits juridiques sur Taïwan. Elle appelle au renforcement de la protection juridique et de la coopération internationale pour contrer les répressions transfrontalières menées par les régimes autoritaires.
La deuxième résolution appelle à défendre la démocratie et l’ordre mondial en soutenant la résilience de la démocratie taïwanaise et la participation internationale de l’île. Le document reconnaît le rôle crucial de Taïwan dans la résistance mondiale à l’autoritarisme et dans le maintien de la stabilité en Indopacifique.
Le député Puma Shen, présent à la réunion, a affirmé qu’il ne suffisait pas de se défendre passivement contre la désinformation. Le député a déclaré qu'il s'agissait d’une guerre asymétrique et que la partie défensive devait s’efforcer de déjouer activement les attaques pour pouvoir devenir plus résiliente.
De son côté, la députée taïwanaise Fan Yun (范雲), qui assume actuellement la vice-présidence de l'Internationale libérale, a souligné la prévoyance du gouvernement taïwanais qui a pris des mesures visant à réduire la dépendance de Taïwan par rapport à la Chine sur le plan économique, précisant que les investissements en Chine représentaient aujourd’hui moins de 8 % de l’ensemble des investissements taïwanais à l’étranger, contre 84 % en 2010.