Le bureau d’enquête a déclaré aujourd’hui par voie de communiqué de presse ne jamais mener d’analyses des données ciblant des zones géographiques, des tranches d’âge d’utilisateurs ni des groupes de population spécifiques. Le bureau précise agir dans le strict cadre de la loi sur la protection des communications et de surveillance dans son travail d’enquêtes criminelles ou d’assistance aux organismes légaux dans leurs opérations de surveillance des communications. Il précise, en outre, ne pouvoir avoir accès aux données des compagnies de télécommunication que sous couvert d’autorisation de la Cour de Justice.
Cette clarification du bureau d’enquête intervient suite aux propos de Wang Yi-chuan (王義川), directeur exécutif du comité des politiques du DPP, sur un plateau de télévision arguant le fait qu’il aurait obtenu des données sur les manifestants dans le mouvement opposé aux propositions d’élargissement du pouvoir au Parlement, à travers leur téléphone portable, des données lui permettant de déterminer leur âge et leur éventuelle participation à d’autres mouvements.
Cette déclaration a depuis suscité des interrogations et un début de scandale sur la question de l'éventuelle utilisation et accessibilité des données télécom.
La commission nationale des communications (NCC) a indiqué ce soir qu'après vérification auprès des trois compagnies de télécommunication, aucune d'elle n'avait fourni aucune donnée liée aux manifestants, ni à un individu, ni à un organisme public ou privé.