L'ex-ministre du Numérique et actuelle ambassadrice itinérante de Taïwan Audrey Tang (唐鳳) a reçu mardi le Right Livelihood Award, également connu sous le nom de « prix Nobel alternatif », devenant ainsi la première lauréate taïwanaise de ce prix prestigieux.
Le prix récompense chaque année des personnes ou associations qui travaillent et recherchent des solutions pratiques et exemplaires pour les défis les plus urgents du monde actuel dans les domaines de la protection de l'environnement, des droits de l'homme, du développement durable, de la santé, de l'éducation ou encore de la paix.
Audrey Tang a déclaré que Taïwan était moins polarisé que ce que les gens pouvaient penser et que la diversité des opinions contribuait au progrès de l'île. L'ambassadrice, qui s'est exprimée publiquement dans 27 pays cette année, a mentionné l'utilisation de l'intelligence artificielle pour encourager la participation de la société civile et le consensus social à Taïwan.
Lors de la cérémonie de remise des prix à Stockholm, l'entrepreneuse roumaine Alexandra Butmalai a salué le modèle de Taïwan en matière d'intelligence artificielle, un modèle qui ressemble, selon elle, à la démocratie directe et qui pourrait permettre d'atténuer la polarisation de la société.
Notons que le prix, créé en 1980 par le parlementaire suédois Jakob von Uexkull, s'accompagne d'un prix de 250 000 € à partager entre les lauréats. Cette année, les autres lauréats sont l'ONG soudanaise Emergency Response Rooms, l'ONG birmane Justice For Myanmar, l'organisation Pacific Island Students Fighting Climate Change et l'avocat Julian Aguon, originaire de l'île de Guam.