Le très controversé projet de loi relatif à l'article 23 de la loi fondamentale, un texte adopté mercredi qui vient renforcer les sanctions et élargir la qualification des infractions pénales liées à la sécurité nationale, doit entrer en vigueur samedi à Hong Kong.
Le projet de loi a fait l'objet d'inquiétudes, de critiques voire de condamnations de la part de pays et d'organisations régionales et internationales tels que le Royaume-Uni, les Etats-Unis, l'Union européenne, les Nations unies ou encore l'ONG Amnesty International.
La diplomatie taïwanaise a réagi aujourd'hui à travers son porte-parole Jeff Liu (劉永健) en déclarant que la Chine semblait se trouver à l'opposé de la communauté internationale et des valeurs progressistes : « Taiwan et le reste du camp démocratique partagent les mêmes valeurs de démocratie, de liberté, de droits humains, d'état de droit, de rationalité, d'égalité, de pluralisme et d'ouverture. Le ministère des Affaires étrangères est très préoccupé par le futur de Hong Kong et compatit profondément avec la situation dans laquelle se trouve la population de Hong Kong. »
Notons qu'une manifestation sera organisée samedi à Taipei pour protester contre la nouvelle loi de sécurité nationale.
Le Bureau de la sécurité nationale a recommandé aujourd’hui aux Taïwanais qui souhaitent se rendre à Hong Kong ou mener des activités commerciales de prêter une attention toute particulière à leur équipements d'information et de communication lorsqu'ils entrent et sortent de Hong Kong afin d'éviter d'être détenus pour des entretiens, des inspections et des incriminations injustifiées.